Si le premier trimestre n’a pas été catastrophique pour l’immobilier ancien, certains indicateurs comme la montée du chômage (nous risquons de dépasser les 3 millions de chômeurs en France) laissent suggérer que les prix baisseront encore cette année… peut-être encore un peu en 2010.
L’immobilier neuf lui semble en meilleure forme. Alain Dinin, directeur de Nataxis explique que le mois d’avril a été aussi bon que le mois de mars. Mais, d’une manière générale, HSBC prévient : « La chute des ventes de logements neufs de près de 50 % fin 2008 et de 30 % dans l’ancien ne doit pas laisser attendre une reprise rapide du marché immobilier ». Le diagnostique reste donc très mitigé. On pourrait parler de relance artificielle : les mesures d’aide, notamment fiscales, de l’État ont modifié la structure habituelle du marché, laissant la place aux primo accédants, aujourd’hui beaucoup plus présents dans les agences immobilières que les années précédentes. La demande a peut-être été créée de toutes pièces : il y a probablement eu un effet de rattrapage de ceux qui voulaient investir dans un bien locatif l’an dernier et ont été arrêtés par la crise, estime Alain Dinin. Or, par définition un rattrapage ne dure pas. De même, les taux d’intérêt ne baisseront pas nécessairement davantage. ».
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